Portrait de Juan Paparella par Marjorie Neukerman lors du vernissage « Le regard aveugle » 22/02/26

Chers visiteurs de la GRAM, découvrez ci-dessous le message de remerciement de Juan : un récit sur la solitude de l’atelier, la force du regard intérieur, l’île de dialogue que constituent les expositions et la plongée dans la vision du public.

LE REGARD AVEUGLE, Ou comment percevoir ailleurs qu’à travers les yeux.

Parfois, dans le travail solitaire de l’atelier, on perd les repères. Ce n’est pas mauvais, bien au contraire, mais la solitude nous laisse parfois dans un parfum de désarroi. Les vernissages, les expositions sont une île de dialogue. Je vous remercie d’être venus hier pour partager ce moment. Pour moi, c’est précieux, cela me comble du soutien si nécessaire à l’acte créateur. Et donne encore plus de sens au travail. Donc, un grand merci !

Dans l’atelier.

C’est quand même jouissif, le travail artistique. Je me promène sur des endroits, des objets chargés de sens, de symbolique pour certains, et j’oublie exprès pour changer le sens des charges déposées. Rien n’est pareil, le chemin prend des allures de découverte, sinueux, il m’amène à moi, au plus profond de moi. Cet endroit privé, si difficile d’accès pour chacun de nous. Ce n’est que dans un certain état de conscience parallèle qu’on arrive à retrouver ce qui nous constitue. C’est impalpable et merveilleux, si loin de ce qu’on nous a appris. C’est si loin d’espérer avec la conscience. C’est si loin de l’endroit de départ. C’est la découverte de la périphérie.