Quelle est la part du numérique dans la perte d’intérêt du public envers les espaces d’exposition ? Faut-il absolument miser sur l’immersif pour susciter l’intérêt dans la réalité ?
Les artistes d’aujourd’hui vivent une tension permanente : maintenir une visibilité en ligne, fragile et soumise aux algorithmes, tout en défendant l’objet d’art physique, durable mais souvent invisible sans médiatisation. Si les réseaux sociaux imposent une exposition constante, ils ne garantissent ni la vente, ni la pérennité d’une œuvre. Pire, la consommation d’images via les écrans semble éloigner le public des espaces d’exposition, sauf lorsque ceux-ci proposent des expériences immersives que le numérique ne peut reproduire.
Il semblerait que seule la presse spécialisée permette de briser ce cycle et d’obtenir une reconnaissance par les pairs et le public. Une exposition non relayée s’éteint avec ses derniers visiteurs, tandis que le web exige de se plier à des logiques contraires à la pratique et/ou à l’éthique de nombreux créateurs.
Je vous invite à une table de conversation pour décrypter ces enjeux. Comment sortir du marasme actuel ? Quelles alternatives pour valoriser le travail artistique sans sacrifier ses valeurs aux diktats de l’audience ?
Venez partager et grignoter autour d’un verre le vendredi 3 juillet à 19h (Auberge espagnole pour les boissons et les grignotages).
Témoignez de votre analyse et de vos expériences pour un échange constructif visant à identifier des voies salvatrices pour toustes et pour l’art de demain.